Un mur porteur reçoit le poids des planchers ou de la toiture ; une cloison ne porte que son propre poids. Quatre indices orientent : la position du mur, les solives qui reposent dessus, un mur au même endroit à l'étage, le matériau et les plans. Aucun ne suffit seul, et ni l'épaisseur ni le bruit quand on tape dessus ne permettent de conclure. En cas de doute, un bureau d'études tranche avant de casser.
Vous voulez ouvrir la cuisine sur le séjour, agrandir une chambre, supprimer un couloir. Une seule question bloque tout : ce mur peut-il tomber ? Voici les indices que nous regardons lors d'un diagnostic à Besançon et dans le Doubs, les idées reçues qui trompent, et ce qu'il faut faire quand le doute reste.
Mur porteur et cloison : quelle différence ?
Un mur porteur fait partie de la structure du bâtiment. Il reçoit le poids des planchers, parfois de la toiture, et le descend jusqu'aux fondations. Le supprimer sans précaution, c'est retirer un appui.
Une cloison sert seulement à séparer deux pièces. Elle ne porte que son propre poids. C'est elle que l'on peut, en principe, déposer pour ouvrir un espace.
Tout l'enjeu est de savoir dans quel cas vous êtes, avant le premier coup de masse.
Les 4 indices qui orientent le diagnostic
Ce sont les points que nous regardons sur place. Pris un par un, ce sont des indices, pas des preuves.
1. La position du mur
Les murs de façade portent en règle générale. À l'intérieur, un mur qui coupe la maison en son milieu, de façade à façade (on parle de mur de refend), est souvent porteur lui aussi. Une cloison qui sépare deux petites pièces, à l'inverse, l'est plus rarement.
2. Les solives du plancher au-dessus
C'est l'indice le plus parlant. Si les solives ou les poutres du plancher de l'étage reposent sur le mur, il porte. On peut parfois le voir depuis le grenier ou la cave ; sinon, c'est au diagnostic qu'on le vérifie.
3. Un mur au même endroit à l'étage
Un mur qui se retrouve exactement au même endroit à l'étage, ou qui prolonge un mur de la cave ou du sous-sol, sert souvent à descendre les charges d'un niveau à l'autre.
4. Le matériau et les plans
Pierre, béton, parpaing ou brique pleine font plutôt penser à un mur. Placo sur ossature, carreaux de plâtre ou brique plâtrière font plutôt penser à une cloison. Si vous avez les plans d'origine (dossier du permis de construire, documents de vente, archives du syndic), ils indiquent souvent les murs porteurs.
Les idées reçues à oublier
- « Le mur est fin, donc il ne porte pas. » L'épaisseur ne suffit pas à le dire. Un mur mince peut porter, un mur épais peut n'être qu'une ancienne cloison.
- « Ça sonne creux, c'est une cloison. » Le bruit quand on tape dessus ne permet pas de conclure. Un doublage en plaques de plâtre collé sur un mur porteur sonne creux, lui aussi.
- « C'est du placo, il n'y a rien derrière. » Justement : une plaque de plâtre peut habiller un vrai mur. Il faut savoir ce qu'il y a derrière.
Vous hésitez sur un mur ? Envoyez-nous quelques photos de la pièce et du plafond : nous vous dirons ce qu'il faut vérifier sur place.
Envoyer des photosDans une maison ancienne : le cas de la cloison qui porte
Dans le bâti ancien, la question est plus délicate. Les plans d'origine manquent souvent, et le bâtiment a bougé au fil des décennies. Avec le temps, une cloison peut reprendre une partie du poids du plancher au-dessus. Elle n'a pas été construite pour porter, mais elle peut porter un peu malgré tout.
Dans les immeubles et maisons anciennes de Besançon, on trouve aussi des cloisons en bois et lattis plâtré : des poteaux de bois, des lattes, puis du plâtre. Leur dépose demande du soin pour ne pas abîmer le plafond voisin.
C'est pour cela qu'un diagnostic sur place compte davantage dans l'ancien : on regarde la cloison, mais aussi le plancher et le plafond autour.
En cas de doute : qui tranche ?
Si le moindre doute subsiste, c'est un bureau d'études qui tranche. Il vérifie si le mur porte et, s'il faut l'ouvrir, définit le renfort nécessaire. Un maçon réalise ensuite l'ouverture selon cette étude.
En copropriété, toucher à un mur porteur demande en plus l'accord de la copropriété : renseignez-vous auprès de votre syndic avant tout projet.
Casser un mur porteur sans étude est dangereux : le plancher n'est plus soutenu, ce qui peut provoquer des fissures, un plancher qui fléchit, voire plus grave.
Avant de casser une cloison non porteuse : les autres vérifications
Même quand la cloison ne porte rien, trois points restent à regarder avant la dépose :
- Les réseaux. Une prise, un interrupteur, parfois un tuyau passent dans la cloison. Ils doivent être déplacés avant, par un électricien ou un plombier.
- L'amiante. Dans un bâtiment dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, un repérage amiante avant travaux est prévu par la réglementation.
- Les raccords. Une cloison abattue laisse une trace au sol, au plafond et sur les murs voisins. Mieux vaut prévoir leur reprise dès le départ.
Nous détaillons le déroulé complet sur notre page abattre une cloison à Besançon.
Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas
Pour que les choses soient claires :
- Nous faisons le diagnostic gratuit sur place, la dépose des cloisons non porteuses (placo, carreaux de plâtre, brique plâtrière, bois et lattis plâtré), l'évacuation des gravats, la reprise des raccords de murs, plafond et sol, et la peinture.
- Nous ne faisons pas l'ouverture d'un mur porteur. Elle revient au bureau d'études et au maçon. Une fois leur travail terminé, nous faisons la remise en état complète.
- Pour l'électricité et la plomberie, nous vous proposons un électricien ou un plombier partenaire.
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03 81 51 82 03Questions fréquentes
Comment savoir si j'ai un mur porteur ?
Comment reconnaître un mur non porteur ?
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Comment reconnaître un mur porteur dans une maison ancienne ?
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Pour aller plus loin
Cet article est fourni à titre informatif. Il ne remplace ni le diagnostic sur place ni, en cas de doute sur un mur porteur, l'avis d'un bureau d'études.
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